Cours de coréen ᚛ Niveau 1 - Mes premiers pas en coréen (Leçons 1 à 30) ᚛ Leçon 7 - La liaison en coréen
Comme en français, il existe des liaisons en coréen !
Quand vous lisez « le petit avion », vous dites en réalité « le peti tavion ». Pourquoi ? Parce que « petit » se termine par une consonne et « avion » commence par une voyelle. Une liaison se crée donc et la consonne « t » est lue comme si elle était devenue la lettre initiale du mot suivant.
En coréen, c’est pareil ! Mais attention, souvenez-vous que les consonnes coréennes ne se prononcent pas toujours pareil selon si elles sont en début ou en fin de syllabe, il va donc falloir s’adapter.
Une liaison se crée lorsqu’une syllabe se termine par une consonne et que la syllabe suivante commence par un son de voyelle, c’est-à-dire par la consonne muette ㅇ.
한국어 (= le coréen) est composé de :
Cependant, 국 qui se termine par ㄱ et 어 qui commence par ㅇ se suivent, il y a donc une liaison.
Ainsi, il faut imaginer le mot comme si ㄱ devenait la consonne initiale de la syllabe suivante. On obtiendrait (toujours dans notre imagination) ceci [한구거] :
한국어
먹었어 (= J’ai mangé.) est composé de :
Mais attention, il y a ici deux liaisons à faire !
Entre 먹 et 었, une liaison se produit et il faut imaginer que ㄱ devient la consonne initiale de 었.
De même entre 었 et 어, une autre liaison se produit et il faut imaginer que ㅆ devient la consonne initiale de 어.
On peut alors imaginer le mot 먹었어 de la manière suivante : [머거써].
먹었어
Attention, si un espace est présent entre deux syllabes, la liaison peut être différente.
Les particules sont omniprésentes en coréen. Elles indiquent le rôle des mots dans la phrase, nuancent le sens et permettent de comprendre qui fait quoi, où, comment et pourquoi.
Les particules sont aussi souvent le point qui pose le plus de difficultés aux apprenants du coréen. Dans les livres de grammaire, elles sont généralement présentées au milieu de phrases longues, avec du vocabulaire complexe, sans être réellement mises en avant.
Avec Les particules en coréen, nous avons fait le choix inverse :
prendre le temps d’expliquer chaque particule, une par une, à l’aide de phrases très simples, accessibles même aux débutants.